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01. Herb LF & Petkovski – Lullaby For Rastko [Farside]
02. The Weeknd – The Zone feat Drake
03. Phaeleh – In The Twilight [Afterglo]
04. ProEf – What Am I
05. Com Truise – Brokendate [Ghostly International]
06. Jon Convex – Vacuum States [Nonplus Records]
07. Mr Beatnick – Don’t Walk Away From My Love [Don't Be Afraid]
08. Goapele – Love Me Right (Ron Trent Remix)
09. Lance Desardi – Expressions [Lazy Days]
10. West Norwood Cassette Library - Get Lifted (Karenn Remix) [WNCL]
11. Basic Soul Unit – Soulspeak (Shed Remix) [Dolly]
12. Vril – UV [Ostgut Ton]
13. Cosmin TRG – Ritmat [Fifty Weapons]
14. BFC – Galaxy [Fragile]
15. Radiohead – Codex (Illum Sphere Remix) [Ticker Tape LTD]
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A TRIBUTE TO PRESCRIPTION RECORDS
01. Abacus – The Abacus Chat
02. Noni – Be My (Friend )
03. Andthoney & M.Kichen – The Feeling
04. World, Sky & Universes – The Answer
05. Sundiata O.M. – So Do You…
06. Last Sessions – Sometimes I Feel Like
07. D’Pac with Terrence FM – I Wouldn’t (The Revamped Vox)
08. Romanthony – The Wanderer (Fusion Dubb)
09. Ron Trent & Chez Damier – Untitled
10. A Tribute to Troy Parrish
11. Chez-N Trent – The Choice
12. Aybee – DeepBlak’d
13. Sundiata O.M. & Ron Trent – Paradise
14. Konfusion Kidzz – Remember
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RON TRENT & CHEZ DAMIER : CHICAGO – DETROIT CONNEXION
Lors de leur passage à Paris, nous ne pouvions pas faire autrement que d’interviewer ces piliers de la musique Americaine. C’est avec gentillesse qu’ils ont répondu à nos questions ou plutôt aux questions de Laurent Garnier qui s’en est donné à coeur joie. C’est parti!
Ron, raconte moi ce qui s’est passé depuis tes débuts.
Ca va peut être étonner les gens, mais je n’ai que 20 ans. J’ai commencé à l’âge de 12 ans mon travail de DJ. Mais en fait j’ai réellement posé mes premiers disques sur des platines à l’âge de 9 ans.
Quoi? 9 ans? Mais tu jouais où à cet âge là ?
Principalement chez moi, j’ai eu beaucoup d’influences venant de ma famille, et surtout de mon cousin. C’était à l’époque où la House était vraiment underground.
Attend, tu veux dire qu’on pouvait déjà parler de House en 82?
Oui, bien sûr! C’était beaucoup de Disco, d’Electronic Music.
Vous appeliez ça de la House?
A cette époque il y avait ce qu’on appelait le Break Dance. La House est arrivée de toutes ces influences. Des trucs Disco comme Capricorne ou Giogio Moroder. Moi, j’étais pas assez vieux pour sortir, mais mon cousin m’a formé, m’a tenu au courant de tout ce qui se passait. Je suivais une éducation musicale, donc je focalisais déjà là dessus.
Tu avais des platines chez toi?
Oui, on expérimentait les “pitch”.
Quel a été le premier disque que tu as réalisé?
Le premier, en fait, c’est Altered States.
Est-ce que tu t’es rendu compte que tu étais en train de faire un tube. C’est un disque qui ne mourra jamais, il y a peu de disques comme ça. D’ailleurs il est ressorti deux ans après sur DJAX.
Ce morceau était prêt depuis deux ou trois ans avant qu’il ne sorte sur Warehouse Records. Je l’avais fait, juste pour le jouer dans les soirées. Armando l’a entendu, il voulait que je le sorte sur son label. Moi je n’y croyais pas. A la sortie ça a explosé.
Combien de copies ont été vendues?
En fait, je n’en sais rien. J’avais fait un très mauvais deal sur le coup. On se fait toujours avoir la première fois.
Est-ce que tu sais que ce disque a rendu les gens complètement fous en Europe!!! A quoi ressemble la scène Techno d’aujourd’hui à Chicago? Il y a eu une période où les radios passaient de la House. Puis, tout s’est arrêté, plus de radios, plus de clubs. Que se passe-t-il maintenant?
Rien, rien du tout. Aucune innovation.
Quand tu sors un disque, tu en vends plus aux Etats-Unis ou en Europe?
On vend beaucoup moins dans sa propre ville que dans les autres, et puis les gens en achètent moins qu’avant surtout. Le marché a énormément changé. Les gamins sont moins “éduqués” qu’auparavant.Chez: Non, je ne dirais pas qu’ils sont moins bien “éduqués”, c’est tout simplement qu’ils ne sont pas “éduqués” du tout. Et les éducateurs que sont les DJ’s, eux, ont changé.
L
es Dj’s prennent moins de risques?
Chez: Oui exactement, on a plus de bons Dj’s donc le public est moins bon, c’est logique.
Pourquoi des gens comme vous n’ont-ils pas leur propre club?
Ron: C’est politique.
Chez: Minute, minute, ça vient!
Oui, c’est ça, il y a un an, tu disais déjà minute, minute, et on ne voit toujours rien à l’horizon. Vous avez la chance de venir de la villeoù est née la House Music , et rien ne s’y passe!
Ron: Oui, mais cela provient des problèmes d’organisation, des licences. Il y a encore quelques temps, c’était hyper dur de monter une société. Ca l’est d’ailleurs toujours. Tous les prétextes sont bons pour faire fermer les clubs et bars Techno. Les grands DJ’s sont donc partis. C’est le cas de Frankie (Knuckles). Après cela, la motivation n’a plus été la même. Les gens sont toujours là, mais tu sais quand tu n’as plus d’endroit auquel te raccrocher, tu perds ton énérgie.
La musique de Chicago semble faire un retour en arrière en force depuis l’année dernière…
Il semblerait, il y a plein de gens qui essayent de faire des trucs. Mais est-ce qu’ils vont être efficaces et performants? On verra dans quelques temps si ça dure.
Bon, Chez à toi! D’où viens-tu? Certains pensent que tu es de Detroit, d’autres de Chicago.
Je suis de partout! J’ai tellement voyagé depuis mes 13 ans. En fait je suis né à Chicago. En 86, j’vais 18/19 ans, j’ai déménagé à Detroit pour y suivre mes études. Mesétudes se sont transformées en études Techno. Je m’explique: la première fois que je suis arrivé en cours, j’ai rencontré Derrick May, puis Kevin Saunderson. Je me suis retrouvé au milieu de l’explosion de la Techno à Detroit. J’ai beaucoup appris et je me suis ouvert l’esprit. Les rencontres ont été multiples et je me suis mis à bosser pour Juan Atkins et Derrick May. Derrick et moi avons collaboré sur trois morceaux.
Ca doit être dur de bosser avec lui, non?
Oui, quand je l’ai connu, il était très énergique, très artiste. Avec le succès, c’est devenu plus dur de travailler avec lui. C’est dommage car c’était cool, puissant. Après j’ai bossé avec Kevin. J’étais aussi le DJ le vendredi soir. Ensuite, j’ai déménagé, j’ai installé mon propre studio. Ca a pris deux ans pour le développer, petit à petit. J’ai fait quelques remixes: Lisa Stanfield, Inner City…
“Can U Feel It”, a été un méga tube, en Europe, tu sais que tu as été samplé en Belgique?
Oui, j’ai entendu ça une fois en Ecosse. J’ai fait plein d’autres morceaux, mais je suis souvent resté en retrait.
Pourquoi?
Aux USA, les gens sont envieux du talent des autres, et puis quand tu as un label et que tu sors des disques sur d’autres, ils ne comprennent pas. Ils ne te respectent plus. C’est pour ça que je reste discret.
Ton deuxième morceau a moins bien marché que le premier…
“The Demon in Love” a été un problème. Les producteurs ne savaient pas comment en faire la promo.
Ta rencontre avec Ron?
Je suis parti vivre à New-York pendant deux ans, puis j’ai emménagé à Chicago. J’étais passionné par le disque de Ron, je voulais absolument rencontrer le mec qui avait pu faire un tel truc. Pour moi, il était le seul type de la deuxième génération qui ait fait un morceau pertinent. C’est un mélange de plusieurs style musicaux. Le premier jour où je suis arrivé à Chicago, j’atais chez un de nos amis communs à qui j’avais confié mon envie de rencontrer Ron, et justement il était au téléphone avec lui. 3 jours après, je le rencontrais. C’était à la fin mars de l’année dernière et depuis c’est génial! On a fondé notre label. Pas tout de suite, parce qu’en fait je voulais travailler avec lui en studio. Je me disais que notre association pourrait être fructueuse. Mon idée était de partir avec Ron à Detroit, bosser, et revenir ensuite présenter notre travail. C’est ce qu’on a fait.
Quelle a été votre première production?
“Choice”, ensuite on a continué à bosser ensemble à New-York sur différents projets. C’est génial de travailler avec quelqu’un qui fait de la musique depuis qu’il a 15 ans et qui vient de la scène Club. C’est cette énergie que je cherchais.
Pourquoi le nom de PRESCRIPTION, il y a une signification?
Oui, quand tu vas chez le médecin, il te file une ordonnance, une prescription. Sur chaque disque, on met des petits textes où l’on explique notre façon de concevoir la musique pour rééduquer les DJ’s et les gamins qui écoutent cette musique. On espère redonner de l’énergie aux DJ’s qui en manquent.
Dans les soirées, il y a 3 ou 4 DJ’s, ils ne se fatiguent plus et ne cherchent même pas à installer une atmosphère. La seule chose à laquelle ils pensent, c’est de passer tout leurs nouveautés. En plus, le son des clubs est vraiment dégueulasse, il est prévu pour le Rock et pas du tout pour la Techno.
Ron: On essaye de rehausser un peu le niveau des clubs pour faire revenir l’énergie qu’il y avait du temps de nos prédécesseurs. Ils ont un vécu une époque dorée, aujourd’hui, on a envie de refaire vibrer les gens comme à cette époque. New-York a pris notre énergie, il faut qu’on la récupère. Tout vient d’ici et les gens n’ont pas conscience de l’influence que Chicago a eu sur Detroit. Derrick et Kevin ont tout appris à Chicago.
Venons à l’Europe, vous avez mixé dans une grosse soirée?
Chez: Moi, une fois, c’était impressionnant, énorme. 15000 gamins sur une musique très Hard. Il y avait une énergie incroyable. Les gens sont très jeunes. Mais je préfère les clubs, je trouve qu’il y a plus d’émotion.
Ron: Moi, c’est pas mon truc la musique de rave. Je trouve ça trop agressif, pas assez funky, ni groovy. Je ne comprends pas comment vous ne mourez pas d’une crise cardiaque.
Que pensez-vous de la Progressive, c’est le grand truc à la mode en Europe. Tous les DJ’s jouent Progressive maintenant.
Ron: Il y a des trucs bien et d’autres qui sont horribles. C’est typiquement anglais. Les italiens s’y sont mis aussi, mais ils sont réellement influencés par le Disco.
Et les allemands?
Chez: Tout ce que j’ai entendu était 10000 fois trop dur pour moi. C’était des disques de chez Harthouse je crois…
Vous reviendrez?
Pour jouer dans les clubs, oui.
Interview: Laurent Garnier
Traduction: Vanessa Mauri
COD@ Magazine – Juin 1994
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01. Ruffneck ft. Yavahn – Peaceful Rivers [Cutting]
02. Gene Hunt – Over [Trackmode]
03. System VIII – Underground [Easy Street]
04. K.C.Y.C. – Under Control [Strictly Rhythm]
05. Sway & King Tech – Follow 4 Me (MAW Dub) [Giant]
06. Black Rascals – Blaze Theme Track [Sumo]
07. Liberty City – Some Lovin (Danny Tenaglia Remix) [Tribal]
08. Riviera Traxx – Parfume 1 [Antima]
09. Chosen Few – Positivity [Fabulous]
10. Bobby Konders – Massai Women [Nu Groove]
11. Underground Resistance – Cosmic Traveler [UR]
12. Subculture ft. Marcus – The Voyage [Strobe]
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On continue les mises à jour des archives du défunt site de la team DeepHouseMafia, avec ci-dessous une sélection de 2005. Mois de Juillet chargé cette année là, qui avait fait joué les prolongations à cette émission (2h30). Pour un confort d’écoute, j’ai donc préféré scinder celle-ci en deux parties.
Parties durant lesquelles on retrouve des titres du second album de l’excellent mais regretté Domu. Un jeune allemand du nom de Danilo Plessow (aka Inverse Cinematics) faisait ses débuts via la scène broken beat (virant House par la suite avec M.C.D.E.). Le duo hollandais Juju & Jordash commençait lui aussi ses expérimentations sonores.
Comment ne pas citer l’influence et l’importance des gars de Goya Music de Londres qui de par leur affaire (distrib), labels et soirées ont grandement participé à rendre moins triste une scène en pleine mutation à cette époque là.
Bref, plein de choses et d’autres qui accompagneront au mieux le farniente estival de certains…
Bonne écoute et surtout bonnes vacances!
ps: on restera en 2005 dans le prochain épisode avec une émission qui se composait d’un mix house ‘de la vieille école’ ainsi que d’un retour sur le label de Chicago, Prescription Records.
ps2: émission dédicacée à mon partner in crime de l’époque, M. Oui Fonk. muthafunka!
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Part.I
01. Roy Ayers – Holiday [BBE]
02. Dwele – (You Make) Fantasies Real (unreleased)
03. Dwilight Tribe & The Life Force Trio – Try Love [Ninja Tune]
04. Breakthrough – No Game feat. Jneiro Jarel [Epic Japan]
05. Moody Allen feat. Vince Franklin – Six Feet (Aklimatize remix) [Flyin' High]
06. Just One – Soul Revolution [Neroli]
07. Recloose – Landed feat. J.Chapman & G.Marentette [Peacefrog]
08. Courtney Jackson - Everybody (Amp Fiddler remix) [Still Music]
09. Kahil El’Zabar - Our Time is Now (Kemit Source remix) [Deeper Soul]
10. Inverse Cinematics - It’s Music (unreleased)
11. Georgia Anne Muldrow - Lo Mein [Yoruba]
12. Clara Hill - Silent Distance (I:Cube Remix) [Sonar Kollektiv]
13. Sandboy - Pomegranate (Season Remix) [Interland]
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Part.II
14. Juju & Jordash - Hush feat. Chris Corstens [Psychostasia]
15. Incahoots - Untitled [Sound Signature]
16. Eddy Meets Yannah – Are U That Someone [Compost]
17. Domu - Unfazed [Archive]
18. Marcos Valle - Besteiras De Amor (Jazzanova Remix) [Far Out]
19. [re:jazz] - Donaueschingen (Swell Session Remake) [INFRACom!]
20. Confort Fit ft. Blaktroniks - Freeze The Cut (Opolopo Remix) [Tokyo Dawn]
21. Int - Dickriders [Kindred Spirit]
22. Franck Biyong - We Shall Overcome [Hot Casa]
23. Yukihiro Fukutomi feat. Rich Medina - Equality (Blackbeard Remix) [Pantone]
24. Dub in a Nutshell ft. Paul St.Hilaire - You Never Know (Soulphiction Mix) [Philpot]
25. Domu - So Precious [Archive]
26. Dwele - Affinity (Re-Edit) CDr
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Part.II : Télécharger | Download
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Their love is magic! This tribute to the fine Burrell brothers shows how minimal instrumentation can result in maximum soul. House-not-house and retro-futuristic r ‘n’ b!
recorded on 10/4/2007 for the Red Bull Music Academy Radio
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01. B.M.E. – Falling In Love [Bottom Line]
02. Bas Noir – Addicted 2 Luv [Atlantic]
03. Aphrodisiac – Song Of The Siren (Bkack Sea Mix) [Nu Groove]
04. Ronald Burrell – I Did This For The Shelter [Nevous]
05. N.Y. House’N Authority – Apt. 1B [Nu Groove]
06. Metro – Angel Of Mercy (Club Mix) [Nu Groove]
07. Houz’ Neegroz – How Do You Love A Black Woman [Nu Groove]
08. Simple Simon – Simple Tune One [Citi Records]
09. K.A.T.O. – Disco-Tech (Apple Jack Mix) [Nu Groove]
10. Roqui – You Are On My Mind [Nu Groove]
11. Twilight – Don’t Stop [Strictly Rhythm]
12. Dance Lessons – That Ain’t Rite [Citi Records]
13. Equation – I’ll Say A Prayer For You [Nu Groove]
14. Tech Trax Inc. – Feel The Love (Body Mix) [Nu Groove]
15. Metro – Brownstone Express [Nu Groove]
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NU GROOVE : avec des si…
Lorsque Mark Finkelstein et Gladys Pizarro sortent le premier maxi frappé du logo de Strictly Rhythm, ils ignorent sans doute qu’ils donneront ainsi naissance au label le plus important (à l’affaire la plus juteuse!) qu’ait jamais connu la House. Mais qu’en serait-il si d’aventure Nu Groove n’avait pas disparu entre temps ?
Nu Groove avait tout pour réussir. L’antériorité (créé en 1988, soit un an avant Strictly), les talents (des frères Burrell à Joey Beltram, en passant par Bobby Konders), la reconnaissance (certains maxis iront jusqu’à coter plus de £100/pièce à Londres) et le flair de ses fondateurs, Franck et Karen Mendez. Et pourtant, le label new-yorkais ne survivra pas à a première moitié des années 90, laissant orphelins nombre de ses fans conquis par la justesse de ses choix artistiques.
Nu Groove n’a pas de format spécifique, déclare ainsi Bobby Konders en 1991. Je crois en revanche qu’il a un son unique partant dans plusieurs directions. A l’image même de la House de Ronald et Rheji Burrell, première signature de Nu Groove en 88… De la deepness de “Song Of The Siren” qu’ils sortent sous le nom d’Aphrodisiac, considéré comme un classique de trance house – sans doute la house la plus relaxante qu’on n’ait jamais créée, aux dire des deux frères aujourd’hui recyclés dans la production R&B – aux accents reggae prononcés de “The Poem”, un morceau de Bobby Konders qui, contre toute attente, sortira de l’anonymat après avoir été largement “poussé” par Tony Humphries au Zanzibar… Jusqu’aux premières expériences du new-yorkais Joey Beltram, dont les propos en disent long sur l’aura du défunt label : En tant que DJ, j’ai bien sûr suivi tout ce que faisait Nu Groove, et quand j’ai commencé à faire la musique, j’y ai naturellement pensé, parce que c’est le premier label dont le nom m’est venu à l’esprit !
Mais les années qui suivent s’avèrent meurtrières pour une scène encore bien fragile à l’époque, avec l’éviction notoire des rares artistes sous contrat avec des majors qui se tournent massivement vers le Hip Hop et le R&B, et le contexte se prête de moins en moins à l’indépendance affichée de ses dirigeants. Je veux que nous soyions différents, déclarait ainsi Mendez avec conviction au début des 90′s. Je ne tiens pas à capitaliser sur tel ou tel comme beaucoup ont pu le faire. Nous essayons simplement d’être novateurs. A l’instar de ce qui se passe dans la NBA. Car si j’apprécie le jeu des Giant, l’équipe à regarder pour moi, c’est Chicago… Je ne sors pas des disques pour qu’ils passent à la radio, disait-il encore. Je sors des disques pour les DJ’s. D’ailleurs, quand bien même le vinyle pourrait disparaître, il y a toujours des DJ’s, des clubs, des platines. Et le fait est : il y a toujours des DJ’s, des clubs, des platines.. et des vinyles.
Mais c’est Nu Groove qui a disparu…
COD@ Magazine – Janvier 2000
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