__________________________________________
Their love is magic! This tribute to the fine Burrell brothers shows how minimal instrumentation can result in maximum soul. House-not-house and retro-futuristic r ‘n’ b!
recorded on 10/4/2007 for the Red Bull Music Academy Radio
__________________________________________
01. B.M.E. – Falling In Love [Bottom Line]
02. Bas Noir – Addicted 2 Luv [Atlantic]
03. Aphrodisiac – Song Of The Siren (Bkack Sea Mix) [Nu Groove]
04. Ronald Burrell – I Did This For The Shelter [Nevous]
05. N.Y. House’N Authority – Apt. 1B [Nu Groove]
06. Metro – Angel Of Mercy (Club Mix) [Nu Groove]
07. Houz’ Neegroz – How Do You Love A Black Woman [Nu Groove]
08. Simple Simon – Simple Tune One [Citi Records]
09. K.A.T.O. – Disco-Tech (Apple Jack Mix) [Nu Groove]
10. Roqui – You Are On My Mind [Nu Groove]
11. Twilight – Don’t Stop [Strictly Rhythm]
12. Dance Lessons – That Ain’t Rite [Citi Records]
13. Equation – I’ll Say A Prayer For You [Nu Groove]
14. Tech Trax Inc. – Feel The Love (Body Mix) [Nu Groove]
15. Metro – Brownstone Express [Nu Groove]
_________________________________________
NU GROOVE : avec des si…
Lorsque Mark Finkelstein et Gladys Pizarro sortent le premier maxi frappé du logo de Strictly Rhythm, ils ignorent sans doute qu’ils donneront ainsi naissance au label le plus important (à l’affaire la plus juteuse!) qu’ait jamais connu la House. Mais qu’en serait-il si d’aventure Nu Groove n’avait pas disparu entre temps ?
Nu Groove avait tout pour réussir. L’antériorité (créé en 1988, soit un an avant Strictly), les talents (des frères Burrell à Joey Beltram, en passant par Bobby Konders), la reconnaissance (certains maxis iront jusqu’à coter plus de £100/pièce à Londres) et le flair de ses fondateurs, Franck et Karen Mendez. Et pourtant, le label new-yorkais ne survivra pas à a première moitié des années 90, laissant orphelins nombre de ses fans conquis par la justesse de ses choix artistiques.
Nu Groove n’a pas de format spécifique, déclare ainsi Bobby Konders en 1991. Je crois en revanche qu’il a un son unique partant dans plusieurs directions. A l’image même de la House de Ronald et Rheji Burrell, première signature de Nu Groove en 88… De la deepness de “Song Of The Siren” qu’ils sortent sous le nom d’Aphrodisiac, considéré comme un classique de trance house – sans doute la house la plus relaxante qu’on n’ait jamais créée, aux dire des deux frères aujourd’hui recyclés dans la production R&B – aux accents reggae prononcés de “The Poem”, un morceau de Bobby Konders qui, contre toute attente, sortira de l’anonymat après avoir été largement “poussé” par Tony Humphries au Zanzibar… Jusqu’aux premières expériences du new-yorkais Joey Beltram, dont les propos en disent long sur l’aura du défunt label : En tant que DJ, j’ai bien sûr suivi tout ce que faisait Nu Groove, et quand j’ai commencé à faire la musique, j’y ai naturellement pensé, parce que c’est le premier label dont le nom m’est venu à l’esprit !
Mais les années qui suivent s’avèrent meurtrières pour une scène encore bien fragile à l’époque, avec l’éviction notoire des rares artistes sous contrat avec des majors qui se tournent massivement vers le Hip Hop et le R&B, et le contexte se prête de moins en moins à l’indépendance affichée de ses dirigeants. Je veux que nous soyions différents, déclarait ainsi Mendez avec conviction au début des 90′s. Je ne tiens pas à capitaliser sur tel ou tel comme beaucoup ont pu le faire. Nous essayons simplement d’être novateurs. A l’instar de ce qui se passe dans la NBA. Car si j’apprécie le jeu des Giant, l’équipe à regarder pour moi, c’est Chicago… Je ne sors pas des disques pour qu’ils passent à la radio, disait-il encore. Je sors des disques pour les DJ’s. D’ailleurs, quand bien même le vinyle pourrait disparaître, il y a toujours des DJ’s, des clubs, des platines. Et le fait est : il y a toujours des DJ’s, des clubs, des platines.. et des vinyles.
Mais c’est Nu Groove qui a disparu…
COD@ Magazine – Janvier 2000
Benoit
July 27th, 2011 at 2:34 pm
Salut Fred très bon article , félicitations ! Mais petite coquille : l’immense Joey Beltram n’est pas belge mais américain même si il a beaucoup publié sur R&S . Big up !
Benoit
July 27th, 2011 at 2:36 pm
Ah ben c’est la faute à Coda !
fred
July 27th, 2011 at 3:48 pm
Voila qui est corrigé mon cher Benoit. Notre ami belge d’un jour a retrouvé sa nationalité américaine de toujours.
On excusera l’auteur au vu de la qualité de son papier!
nickv
July 27th, 2011 at 4:07 pm
Toujours un plaisir de te lire et de t’écouter Fred merci merci
fred
July 27th, 2011 at 7:35 pm
Merci à toi Nick, toujours le mot sympa et la positive attitude.
Pat
August 17th, 2011 at 11:31 am
Juste excellent ce set spécial Burrell, merci!